Débat Urbanités – Budgets carbone
Tout le monde s’accorde à penser qu’il est plus intéressant de réutiliser, réemployer, voire recycler, plutôt que de jeter à la benne ce qui doit être démoli, lorsque l’usage d’un bâtiment est devenu obsolète. Dans la pratique courante cependant, la fin de vie d’une construction n’est presque jamais anticipée. Que l’on parle béton, acier ou bois, comment faciliter le réemploi d’une matière secondaire pourtant disponible ? Nous autres concepteurs, devrions-nous définitivement tracer un trait et oublier le mythe de bâtiments conçus comme des pièces uniques appelées à résister au temps ? La logique apportée par des constructions modulaires plus aisément compatibles les unes aux autres et rapidement démontables pourrait-elle s’imposer ? Ou encore, la pratique généralisée du réemploi exercera-t-elle une pression sur la durée de vie d’une construction ? Au-delà des aspects pratiques et d’une méthodologie à clarifier, le réemploi nécessite de mieux comprendre les propriétés physiques des matériaux. Quand le chantier combine très souvent le béton à l’acier et au bois, il serait peut-être bon de souligner leur complémentarité, aussi dans le réemploi.
Intervenants : Thomas Jusselme (professeur ordinaire HEIA-F, Fribourg), Jean-Marie Quémener (Haut fonctionnaire au Secrétariat Général à la Planification Ecologique, Paris) et Jill Duchosal-Pichon (Architecte associée chez Fdmp, Genève). Modération : Raphaël Bach (architecte-urbaniste, codirecteur de Matériuum et assistant enseignement à l’EPFL)
Organisé par : SIA Vaud
Lieu : F’AR, Forum d’architectures, Avenue Villamont 4, Lausanne
Date : le 18 novembre 2024
Horaires : de 18h30 à 20h30
Tarif : gratuit