La haie champêtre

Le jardin naturel

La haie champêtre

Succombez au charme de la haie champêtre !

Créer un espace intime autour de chez soi, s’isoler de l’agitation de la rue et du regard des voisins : qui n’en rêve pas ?Pour que ce rêve devienne réalité, on nous propose généralement deux ou trois espèces de plantes-rideaux telles que les thuyas ou encore le laurelle dont le principal mérite est de pousser vite et de ne pas coûter cher.
Le résultat ? La plupart des jardins sont aujourd’hui encadrés par des haies de thuyas, droites et monotones. Lorsqu’elle est taillée sévèrement, cette espèce d’origine américaine forme d’excellentes barrières visuelles, vertes toute l’année, mais elle est de piètre qualité pour la nature. En effet, son branchage est trop compact et ses feuilles trop acides, ce qui annihile toute vie végétale à ses pieds. De plus, ingérée par certains animaux, cette espèce peut provoquer des troubles digestifs importants pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal. Le constat est le même avec la haie de laurelle (ou laurier-cerise) qui, en plus, envahit aujourd’hui nos sous-bois !

Forts de ce constat, nous vous proposons d’opter plutôt pour une haie vivante, qui évoluera et vous enchantera au fil des saisons. Dans nos campagnes, les haies champêtres, véritable manne nourricière pour les insectes et les oiseaux, ont souvent été rasées lors des remembrements agricoles. L’occasion est belle de corriger le tir, à votre échelle, en leur offrant une place d’honneur le long de votre jardin !

À vous de choisir !

Optez pour une haie vivante, qui évoluera et vous enchantera au fil des saisons

Haie champêtre jardin

Quels arbustes choisir ?

Près d’une quinzaine d’arbustes indigènes se prêtent à merveille à la haie. Tout dépendra de la place dont vous disposez, en longueur et en largeur, de vos goûts, etc. Peut-être aurez-vous envie de faire des gelées ou sirops avec le sureau noir, de tresser des paniers avec le cornouiller et le saule, ou encore des perches pour les haricots avec les branches de noisetiers. Quel que soit votre choix, il sera le bon pour la nature, car chaque arbuste indigène satisfait la gourmandise de plusieurs animaux sauvages, qu’il soit insecte, oiseau ou mammifère.

L’aubépine | L’églantier | Le prunellier (ou épine noire) | La viorne aubier | La viorne lantane| Le nerprun purgatif | Le fusain | Le cornouiller sanguin | Le cornouiller mâle | Le saule marsault | Le noisetier | Le sureau noir | Le sureau rouge | Le troène | Le chèvrefeuille des haies |L’amélanchier

Consulter le tableau comparatif des arbustes indigènes afin de comprendre l’intérêt pour la nature et pour le paysage tout en découvrant des valeurs cachées des plantes…   

Où trouver les arbustes ?

En pépinière
Les arbustes indigènes se trouvent hélas assez rarement dans les garden-centres. Vous y trouverez bien des variétés ornementales très proches (comme par exemple la viorne “boule de neige”, cousine de la viorne obier), mais elles ont beaucoup moins d’intérêt pour la nature. Vérifiez donc que le nom latin qui figure sur l’étiquette correspond bien à celui de l’arbuste que vous cherchez. Certaines pépinières apposent parfois l’étiquette “charte des jardins” pour spécifier qu’il s’agit bien d’une espèce indigène.  En général, les pépinières forestières pourront vous fournir de nombreux plants, à la taille désirée, et à un prix tout à fait raisonnable. Quelques entreprises de paysagisme proposent aussi des plantes indigènes dans leur catalogue, et certaines en ont même fait leur spécialité. Consultez nos bonnes adresses en bas de page.

Prunus spinosa
transplantation de la haie de Gaël de L'Abergement à Romainmôtier

Quand planter ?

Il est possible de planter en toute saison, mais il vaut bien mieux profiter de la période de repos de la végétation, soit d’octobre à mars. L’automne est la saison idéale, car l’arbuste aura le temps d’ancrer ses racines avant le démarrage de printemps.

Comment s’y prendre ?

  • Creuser un trou deux fois plus large et deux fois plus profond que la largeur des racines.
  • Mettre une pelletée de compost au fond, placer l’arbuste puis reboucher en tassant légèrement.
  • Arroser abondamment, même si le sol est humide.
  • Si l’arbuste est petit, placer un piquet à côté. Cela permet de le retrouver plus facilement au printemps et d’éviter de le faucher !

Et encore

Pour aller plus loin

Les bonnes lectures

Guide de recommandations . Pourquoi et comment accueillir la nature sur son toit
Un guide très complet édité par la ville de Lausanne, 2019

Végétalisation biodiverse et biosolaire des toitures, par Philippe Peiger et Nathalie Baumann, spécialistes du paysage et de l’écologie urbaine, éd.Eyrolles 2018. Un guide complet, technique et bien documenté pour végétaliser au mieux les toitures en faveur de la nature.

Les toits végétalisés : un espace de biodiversité dans nos villes.
Un bel article de Terre & Nature paru à l’occasion de l’inauguration du toit solaire et végétalisé des halles de Beaulieu à Lausanne en juin 2014.

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