protection de la nature

Une prairie fleurie pour la nature

Les prés et les pâturages de montagne nous offrent dès le printemps un spectacle fascinant. De superbes tapis de fleurs, petites ou grandes, rouges ou bleues, jaunes ou blanches, s’étendent à perte de vue dans les combes ou sur les monts. Et partout des papillons s’affairent, butinent, se gavent de nectar, tandis que les criquets et les grillons stridulent de toute la puissance de leur archet.

Rien de tel en plaine hélas. La plupart des prairies sont aujourd’hui sur-engraissées. Les engrais organiques ou chimiques favorisent la croissance d’une herbe bien verte et bien drue, mais très pauvre en fleurs et donc en insectes. Seuls les pissenlits y trouvent leur compte… Fauchées dès le mois de mai, ces prairies grasses n’ont que très peu d’intérêt pour la nature et leur généralisation explique en grande partie la raréfaction des papillons. Dans bon nombre de régions, les sauges de prés, marguerites, esparcettes, campanules, rhinantes,… et les insectes qui en dépendent ne se cantonnent plus que sur les talus et les bords de routes bénéficiant d’une fauche tardive. C’est mieux que rien, mais c’est un peu triste! D’où l’importance de leur offrir un peu d’espace dans nos jardins.

Pour la nature et les papillons, le moindre petit bout de pré fleuri peut faire toute la différence!