Le liège

chêne-liège (www.ziro.biz)


écorces de chênes-liège (www.ziro.biz)


prélèvement de l’écorce du chêne -liège (www.ziro.biz)

Originaire d’Afrique du Nord, le chêne-liège (Quercus suber) a été largement implanté et exploité dans le sud de l’Europe, mais c’est le Portugal qui assure aujourd’hui l’essentiel de la production mondiale. C’est à l’âge de 27 ans seulement que l’arbre entre en phase de production. La première écorce, très crevassée, n’est pas d’une qualité suffisante pour faire des bouchons de bouteilles, mais peut servir à la construction. Le nouveau liège, qui repousse en continu, est découpé lorsqu’il atteint 3 cm d’épaisseur, soit environ tous les 9 ans. Des bouchons sont d’abord extraits dans l’épaisseur, le reste de l’écorce est réduit en granulat. Ces granulés de liège sont placés dans des moules en fer, puis pressés à chaud (130°C) pendant 80 heures. La sève de l’arbre assure la liaison des particules et on obtient des blocs de liège très denses (environ 500 kg/m3) qui seront ensuite débités en tranches fines de 3 à 6 mm, pour faire des parquets, ou en plaques isolantes plus larges. Les poussières de liège serviront de combustible.

l’écorce de liège après transformation (www.ziro.biz)

Souvent très anciennes, les forêts de chênes-liège, ou suberaies, abritent une biodiversité exeptionnelle, mais beaucoup d’entre elles ont été détruites au profit de plantations d’eucalyptus qui s’avèrent désastreuses pour l’environnement. Autre menace : la mode des bouchons en plastique bon marché qui supplante peu à peu le bouchon de liège traditionnel.

Le liège est naturellement très isolant et très résistant. C’est une matière parfaitement biodégradable, mais les colles et les vernis utilisés pour la préparation et la pose peuvent être synthétiques. Il n’est pas perspirant (perméable à la vapeur d’eau) et doit donc être utilisé sur des surfaces restreintes de la maison.

En pratique

liège en plaques

Jusqu’il y a une dizaine d’années, le liège se présentait presque exclusivement sous-forme de plaques ou de rouleaux à coller, mais aujourd’hui, on peut aussi le poser en parquet flottant. Ces plaques en 3 plis se clippent l’une à l’autre. Contrairement au liège à coller qui exige une chape parfaitement plane, elles peuvent recouvrir avantageusement un carrelage abîmé ou tout autre sol irrégulier. Elles sont aussi plus faciles à poser pour les non-professionnels. Question couleur, le choix a aussi énormément évolué, car les plaques sont désormais disponibles en une large gamme de couleur. Les sols en plaques de liège brut, en couleur naturelle, offrent toutefois l’avantage de pouvoir être huilés plutôt que vitrifiés. Le produit est mieux protégé lorsqu’il est enduit d’une huile naturelle à base d’huile de lin plutôt que de vernis, car l’huile pénètre profondément dans le liège. C’est aussi plus facile à restaurer car on peut se contenter d’une réparation locale en ponçant légèrement et en remettant un peu d’huile là où le liège est abîmé. 100 % naturel et neutre en CO2 , un sol en liège huilé est totalement recyclable, ce qui en fait le parquet le plus écologique de la gamme.

Les bonnes lectures

couv_maison ecologique_liege
Isoler et décorer avec le liège, La Maison Ecologique n°85, fev-mars 2015. Un dossier entièrement consacré à ce matériau étonnant qu’est le liège. Origine, conditionnement, utilisation, écobilan… L’écorce du chêne-liège n’aura plus de secrets pour vous! www.lamaisonecologique.com

Les liens utiles

Les pros

  • MEIGE matériaux Sàrl – Luc et Aurore Meige – Moulin Bornu – 1318 Pompaples
    021 866 60 32 – www.meige.ch
  • La Maison au naturel, bio-construction sàrl – Maude Weisshaupt et Vincent Soguel – Vers Savagnier 3 – 2054 Chézard-Saint-Martin
    032 852 09 39 – www.maison-nat.ch