Le paillage ou mulching

Une couverture pour le sol

Les jardiniers ont longtemps aimé voir la terre nue et bien dégagée autour de leurs légumes. C’est ainsi pensait-on que les plantes poussent le mieux. Un sol nu est pourtant à la merci des intempéries. Il se dessèche très vite et été et se fait lessiver par les fortes pluies. Le jardinier doit sans cesse le sarcler et l’arroser pour favoriser la croissance des légumes. Il doit aussi le désherber sans relâche.

Halte aux mauvaises herbes

Si on recouvre cette terre d’une bonne couche de paille ou d’autres matières végétales, on réduit fortement l’évaporation tout en favorisant l’infiltration des eaux de pluie. Plus besoin de désherber non plus … ou presque.

Cette méthode stimule très fortement l’activité des lombrics et autres organismes du sol qui contribuent à préserver sa fertilité. La couche végétale se décompose peu à peu en enrichissant la terre comme un compost. Il suffit alors de rajouter une nouvelle couche par dessus.

Gare aux limaces!

Le principal inconvénient du paillage est de favoriser le développement de la limace vorace. Il vaut donc mieux attendre que les légumes aient atteint une bonne dimension avant de les entourer de matière végétale.

Feuilles mortes, tontes & Co

Le mulch peut se faire avec de l’herbe verte ou sèche, des tontes de gazon, des feuilles mortes, de la sciure grossière ou des restes d’autres cultures. On réservera les écorces et le broyat de branches aux plantes vivaces car ces matériaux se désagrègent plus lentement et gêneraient les prochains semis. On évite aussi le foin coupé tardivement à cause des nombreuses graines qu’il contient.

Pendant l’hiver, le paillage protège efficacement le sol du jardin. En retirant cette couche au printemps, on découvre une terre meuble et humide quasiment prête à accueillir les premiers semis.